Il nous lit des extraits de ses derniers livres, ses réflexions autour du
vers et de la prose...Sa voix nous emmène dans ses broussailles, ses phrases
nous promènent dans le paysage en même temps qu'elles nous confient mille
interrogations qui habitent l'auteur..L'écriture de James Sacré avance,
recule, s'arrête, se pose des questions, regarde autour d'elle, repart,
revient en arrière..Avec sa modestie coutumière, et sa façon bien à lui de
ne jamais rien affirmer, il nous dit sa peur de se faire avoir par son
propre style, par des systématismes , des mêmes tournures qui viennent
parfois le prendre au piège. Il s'excuse presque de ne pouvoir écrire que «
du James Sacré » ! On lui parle de peinture, de son écriture qui donne à
voir, tellement. Il nous parle de Proust et de sa recherche du temps perdu
qui pourrait être selon lui une sorte d'immense poème en prose. On continue
à échanger, autour du vers et de la prose. C'est un prétexte peut-être, pour
bavarder ensemble. Lui-même reconnaît que cette question n'a pas beaucoup
d'importance. Mais on est là, ensemble, on écoute, on entend, on pense. Il y
a beaucoup de sourires