L'association Littérature & Poétiques a été rebaptisée le 19 mai dernier lors de son Assemblée Générale : La Maison des Littératures.
Elle s'active à se structurer et à se développer, dans des formes plus largement ouvertes et diversifiées. Cliquez le lien du nouveau blog conçu par Isabelle Chaumat et Valérie Linder, n'hésitez pas à vous inscrire pour recevoir la News Letter.



jeudi 9 juin,  à partir de 17 h 00
L'association Littérature & Poétiques, toute fraîchement rebaptisée La Maison des Littératures avec la complicité de la librairie Le livre à venir, vous invite à partager un moment festif avant l'été.
La lecture, à 20h15 sera précédée par un petit marché littéraire, en présence de Rémi Chécchetto, à partir de 17h, avec l'occasion unique d'acquérir des lots de livres de littérature contemporaine à petits prix et à très très petits prix  pour les adhérents  ! Possibilité aussi d'adhérer sur place.
Cette fin de journée se déroulera avec la complicité des commerçants de la Place du Puits Neuf : La Tartine Gourmande sera ouverte pour l'occasion un peu plus tard que d'habitude... L'angle des Délices proposera des petites choses à grignoter, et Art Bacchus invitera à une dégustation de bulles avec La Veuve Amiot...
Ce sera aussi l'occasion de rencontrer la petite équipe de l'association, enthousiaste et énergique et d'échanger autour de ses projets d'avenir ! Et désormais, vous pouvez nous joindre ou nous laisser un message au 02 41 40 75 88 ; à : La Maison des Littératures - 21 rue de la tonnelle, 1er étage - 49400 Saumur
A très bientôt nous l'espérons...
20 h 15 Rémi Checchetto
librairie Le livre à venir, 21 rue de la tonnelle, Saumur
entrée gratuite
...il avait ouvert les portes de l'association à Saumur le 7 avril 2006...
...il était revenu inaugurer la première édition des Poétiques de Saumur en compagnie de son ami Titi Robin, en septembre 2007...
il avait rencontré en 2008 des élèves qui avaient lu et élu son livre P'tit dèj, à Gennes, au collège Paul Eluard...
alors on est très heureux qu'il revienne parmi nous pour fêter le nouvel essor de l'association !
La soirée  se déroulera (si le temps le permet) sur la Place du Puits Neuf (et repli dans la librairie au 21 rue de la tonnelle s'il se met à pleuvoir ou venter ou geler)

Il est né en 1962 à Briey, Meurthe et Moselle. Depuis plus de 10 ans Rémi Checchetto écrit en compagnie, avec des metteurs en scènes, des comédiens, des musiciens (Thierry Robin, Chris Martineau), des photographes (Patricia Arminjon, Vincent Monthiers), des danseurs (Anna Fayard), des plasticiens (Les Lucie Lom), des éditeurs (Script/Cuisine de l'immédiat)... Il a écrit une quinzaine de textes de théâtre mis en scène par Hélène Gay, François Lazaro, Gilbert Meyer, Henri Uzureau, François Mauget, Didier Ruiz, Jean-Paul Rathier, Bernard Beuvelot, etc.
Publications  : Un Terrain de vagues (Editions Réseau de conduite, 2000); Manège (Editions Lucie Lom); Portes (Script éditions, 2003); P'tit déj' (Editions de l'attente/Cuisine de l'immédiat, 2003); Confiotes (Editions de l'Attente, 2005); Une Disparition et tout et tout (Editions de l'Attente, 2006); Là où l'âme se déchire un peu mais pas toute (Inventaire/Invention, 2006); King du ring (Editions Espaces 34, 2010).
Rémi Checchetto est aussi auteur de poésie : Nous le ciel (Editions de l'Attente, 2007);  Puisement (Tarabuste Editeur, 2010).
Parallèlement à son travail d'auteur, Rémi Checchetto dirige des ateliers d'écriture.


Extraits
"C'est de l'amour pur jus, du mariage à qui mieux mieux, main dans la main yeux dans les yeux toute une vie bien réussie, c'est des épousailles à fond, de l'union dans le moindre détail, de la fusion sans confusion, de l'alliance sans flonflons ni froufrous, des noces sans carrosse et karaoké, du chéri mon amour, c'est du toi et moi, du nous, c'est la chair de l'un dans la chair de l'autre, indissociables, c'est compère à la vie à la mort, c'est le sel de la vie dans le sucre du jus, c'est du kamasoutra vingt-quatre heures sur vingt-quatre, sept sur sept, mari et femme pour le meilleur et pour le pire et le meilleur dans le pire, c'est des moeurs nuptiales empruntées aux étoiles et au ciel"
extrait de Confiotes, éd. de L'Attente (2005)

"Dans une valise, on ne peut, oui, ne peut y mettre le perroquet gris que nous aussi nous appelons Jaco pas plus que le perroquet que l'on nomme xaxabes qui a une queue longue et dont on ne voit jamais le dos tant il est rapide et toujours haut perché, pas plus qu'on ne peut, ne peut, y mettre le vol de la poussière rougeâtre qui elle est facilement capturable si on se contente de son immobilité, ce qui n'est rien du tout, pas plus qu'on ne peut, ne peut, y mettre un de ces bancs qui sont le long des longs boulevards où brillent dans les enseignes et les phares les vêtements noirs et blancs et argentés des jeunes femmes, on ne met rien de tout cela dans une valise, rien qui ressemble de près ou de loin à tout cela, on peut y mettre une plume sans battements ni jasements, de la poussière sans mouvements ni tumulte ni direction, un banc vers où ne brille ni ne brûle nul regard vers le chemisier qui scintille et fulgure, c'est ça une valise, ça, que ça une valise, que ça, une boite à inertie, un réceptacle à pas de vie, une chose pour chaussettes et peignes et pulls, ce n'est pas que ça une valise, pas que ça pour qui sait y faire ce n'est pas que ça une valise, pas que ça, pas qu'un échec pour qui sait s'y prendre puisqu'une autre valise que celle-ci, une valise chargée à demeure, la valise des souvenirs peut compléter la léthargie de la plume, parfaire la torpeur de la poussière et l'hébétude du banc, et voilà que la valise des souvenirs s'ajoute à l'autre, que l'une déclenche l'autre tandis que l'autre anime l'une, cela bouge et jase, souffle et tourbillonne, effleure et cajole, on doit d'abord créer la mémoire, ensuite la garder, l'exercer, l'amplifier, l'affiner, on a ça à faire tous les jours, tout en se souvenant que le perroquet est aussi la voile haute et carrée qui est au-dessus des huniers des plus beaux navires qui vont sur tous les océans de tous les mondes du monde."
extrait de Valises, éd. Script (2006)

"désormais
aller dans l'éboulement du monde, dans les failles, les entailles, les gorges qui exécutent, là qu'elle guide et mène
puisque cela s'est aussi ourdi depuis le ventre du monde, dans le dedans primitif, l'intérieur tant antérieur, dans l'englobé du globe primaire, cela est monté dans un corps, dans une voix qui en a fait sa croix, sa valse irrémédiable jusqu'au fil à linge bleu"
extrait de Puisement, éd. Tarabuste (2010)

vendredi 13 mai,  20 h 15
Pierre Autin-Grenier
librairie Le livre à venir, 21 rue de la tonnelle, Saumur
entrée gratuite
Pierre Autin-Grenier est l'auteur de proses poétiques, récits et nouvelles. Il est devenu, au fil d'une oeuvre à plusieurs facettes, un adepte reconnu de la forme brève - de quelques lignes à quelques pages -  au rythme et à l'écriture travaillés.
De ses premiers textes (Jours anciens, Chroniques des faits, Légende de Zahkor, Histoires secrètes, Les radis bleus) aux recueils de nouvelles et récits publiés chez Gallimard (Je ne suis pas un héros, Toute une vie bien ratée, L'éternité est inutile...) il s'est construit de livre en livre une voix bien à lui où la révolte reste intacte.
Même si on rit franchement à la lecture des livres de Pierre Autin-Grenier, la rage de vivre dans un monde où la fraternité n'a plus beaucoup de sens pointe souvent derrière l'auto-dérision, la joyeuse gouaille et les phrases cinglantes avec lesquelles il aborde le quotidien le plus banal.
Parmi ses derniers livres parus, Friterie-Bar Brunetti (2005) rend un hommage empreint de nostalgie au monde des bistrots de quartier et rappelle au passage que bien des révolutions ont commencé dans les cafés.

Extraits
Jeudi 28 avril
Sainte Valérie

Certains soirs, seul, on deviendrait vite romantique, pour un verre de vin rouge.

Jeudi 21 juillet
Saint Victor

L'assiette ébréchée, sur la table, dit plus à propos de la mort que mille paroles de philosophe.

Lundi 3 octobre
Saint Gérard

Pourquoi ne pas l'avouer : ma préférence, toujours, va vers ce qui vacille, chancelle, flageole et menace à tout instant de sombrer. L'apparente faiblesse d'un feu finissant en braises soumises, est autrement encourageante que la danse désordonnée des flammes au coeur d'un immense brasier. Ce maigre filet d'eaux résurgentes, s'écoulant silencieux et fragile à travers les éboulis de roches, vaut le prétentieux fracas des grands fleuves à leur entrée dans les villes.

Ce qui parait inébranlable et robuste, dans sa détermination même n'est nullement assuré de parvenir au but. Au contraire, le précaire porte en lui toutes les ressources de la foi et toutes les promesses de l'effort. Qu'on le veuille ou non, c'est ce qui est vaincu d'avance qui le plus souvent l'emporte.

Vendredi 9 décembre
 Saint P. Fourier

On s'use, on s'élime l'âme à toujours vouloir comprendre. En vain. Eternelle prétention de la lourde bestiole humaine à vouloir percer les délicats mystères ! Ainsi, lentement, l'éloquence de nos certitudes nous tue. C'est parfaitement désorienté qu'il faudrait pouvoir s'admettre. Nu.
extraits de Les radis bleus, éd. Le Dé Bleu, 1990, aujourd'hui réédité en folio.

Tu vois, je suis comme ces chemises repassées de frais avec la pattemouille, et que tu ranges, en prenant mille précautions, dans la valise de cuir bouilli où sont déjà les pantalons aux plis impeccables et les chandails de grosse laine contre le froid noir des montagnes et tu maintiens le tout à l'aide de deux sangles de toile, pour que rien ne bouge durant le voyage (mais sans trop serrer toutefois sinon la chemise du dessus en souffrirait), et nous fermons la valise à regret en pensant chacun pour soi au lendemain matin quand, très tôt, je prendrai la route seul pour m'en aller là-bas." (...)
extrait de "J'aurais voulu te dire comment je suis" dans Je ne suis pas un héros, éd Gallimard, collection L'arpenteur, 1993

Hier j'ai failli craquer. J'avais mal et il pleuvait. J'étais comme un escargot livide peinant sur son vélo dans la montée du Ventoux. J'avais beau penser à une assiettée de tripes avec, autour, des petites patates toutes simples mouchetées de persil, rien n'y faisait. Ainsi l'existence, la plupart du temps, c'est un chapelet de balivernes aux doigts des innocents. Mais pendant la nuit j'ai entendu une petite voix qui me suppliait d'aller jusqu'au bout. Oui. Alors, au matin, j'ai appuyé très fort sur les pédales et la vie, clac! d'un coup s'est remise sur le grand braquet. C'était miracle et c'était tant mieux !
C'est un ange, que je ne connais pas vraiment, mais qui vient, comme ça, quand c'est trop escarpé (ou que je réclame pour mon âme sensible une crème adoucissante qui calme les démangeaisons), pousser la bicyclette par la selle et alors, malgré les pluies froides d'automne, le vent qui s'obstine, les douleurs et les blessures, machinalement ça avance à nouveau, à cinq à l'heure, pas plus, vers cet horizon indécis, là-bas derrière des rideaux de verdure où tout s'évanouit et tout recommence aussi; enfin, c'est ce qu'on dit. Je n'y suis jamais allé." (...)
extrait de "Les anges sont souvent assez indulgents" dans Toute une vie bien ratée, éd. Gallimard, collection L'arpenteur, 1997

On peut allumer une autre cigarette, ajouter au feu une bûche, avec le doigt tracer un signe dans la poussière sur le buffet; le monde ne change ni ne se régènèrent les hommes. Partout toujours les loups sont en pleine forme. Pourtant la modestie des choses (aussi des mots pour les dire) par sa force et sa fascinante présence sans cesse nous invite à plus d'humilité dans chacun de nos gestes, au renoncement devant toute ambition." (...)
extrait de "L'instant" dans Histoires secrètes, éd. La Dragonne, 2000 (réédition du livre publié chez Laurence Olivier Four en 1982)

Ma table c’est celle du fond, pas celle proche du poêle, non, l’autre à droite en entrant. Un poste d’observation bénéficiant du tout confort de la banquette de moleskine qu’en somme moi seul ou à peu près patine et de mes fesses fais reluire à qui mieux mieux (les autres tables ne sont pourvues pour la plupart que de rustiques tabourets), cette position offre au demeurant la relative tranquillité d’une manière de retrait d’où je peux à ma convenance appliquer toute mon énergie à une prodigieuse œuvre poétique en devenir ou alors, selon le loisir, converser familièrement avec la fine fleur de la boutique des mille et une petites intrigues du quotidien. A intervalles quasi métronomiques et sur un simple clin d’œil, hop ! Renée me sert le blanc sec qui donne bien du talent pour les belles choses et procure aussi la douce euphorie nécessaire à tout enchantement. » (...)
Extrait de Friterie-Bar Brunetti, éd. Gallimard, collection L'arpenteur, 2005

Je me souviens qu’Elodie ne pouvait détacher son esprit, à ce moment-là, d’une toile qui s’était mise à l’obséder, la hantait jusqu’à perturber ses jours et même ses nuits, pour laquelle elle aurait volontiers vendu son âme et dont la découverte, aux cimaises d’une galerie de la rue des Beaux-Arts qu’elle fréquentait plus que de raison, l’avait menée à un état d’exaltation extrême proche du délire, l’avait complètement chamboulée de la tête aux pieds, l’avait, à proprement parler, envoûtée.» (...)
Extrait de  Elodie Cordou, la disparition, éd. Le Chemin de fer, 2010


vendredi 1er avril,  20 h 15
Pierre Bayard
librairie Le livre à venir, 21 rue de la tonnelle, Saumur
entrée gratuite
Pierre Bayard est né en 1954. Il est professeur de littérature française à l'université de Paris VIII et psychanalyste.
Il a écrit près d'une vingtaine d'essais aux éditions de Minuit. Ses livres sont particulièrement surprenants, parce qu'ils sont à la fois écrits avec une grande pertinence -analyses et argumentations pointues et étoffées - et un humour irrésistible (et si rarement pratiqué dans les textes critiques universitaires habituels !).
Quelques uns de ses livres :
Demain est écrit (2005) Au titre des préjugés qui nuisent à notre accès à la littérature on peut ranger cette idée trop répandue que les œuvres puiseraient leur inspiration dans ce qui les précède. Mais pourquoi ne s’inspireraient-elles pas également de ce qui les suit ? 
Comment parler des livres que l'on n'a pas lus (2007) L'étude des différentes manières de ne pas lire un livre, des situations délicates où l'on se retrouve quand on doit en parler et des moyens à mettre en œuvre pour se sortir d'affaire montre que, contrairement aux idées reçues, il est tout à fait possible d'avoir un échange passionnant à propos d'un livre que l'on n'a pas lu, y compris, et peut-être surtout, avec quelqu'un qui ne l'a pas lu non plus.
Le plagiat par anticipation (2009) On ne cesse d'évoquer l'influence des écrivains et des artistes sur leurs successeurs, sans jamais envisager que l’inverse soit possible et que Sophocle ait plagié Freud, Voltaire Conan Doyle, ou Fra Angelico Jackson Pollock.




du 15 au 20 mars
Printemps des Poètes - 13ème édition à Saumur et aux alentours
entrée gratuite
Durant toute la semaine, l’association Littérature & Poétiques proposera différentes formes d’actions et de présences de la poésie dans le cadre du Printemps des Poètes : cartes-poèmes chez les commerçants, dans les restaurants, poèmes affichés sur les agglobus, dans les vestiaires des piscines, comédiens diseurs de poèmes (Brigades d’intervention poétique) dans les classes, lectures-rencontres avec des poètes dans les bibliothèques de l’agglomération et à la librairie Le livre à venir, exposition poétique de l’artiste Valérie Linder...

Jeudi 17 mars à 20 h 00 Médiathèque François-Mitterrand (Montreuil-Bellay)
Magali Thuillier et Thierry Petel
et
Vendredi 18 mars à 20 h 30 Médiathèque de Saumur, auditorium :

« Il est une fois » Lecture musicale de et par Magali Thuillier, poète et Thierry Petel, contrebassiste.
Cette lecture-concert, issue d’un travail au sein de la Maison de la Poésie de Rennes, a donné lieu à une résonance entre texte et musique et porte sur notre univers au quotidien. 
Durée : 1h - Pour adultes

Samedi 19 mars à 15 h 00 Médiathèque de Saumur, auditorium

Louis Dubost« Rencontre avec Louis Dubost » 
Louis Dubost est le créateur des éditions de l’Idée Bleue (anciennement Dé Bleu), qu’il a dirigées pendant plus de trente ans. Homme de plume également, il proposera une lecture à deux voix avec Albane Gellé de de sa nouvelle On a mis papi dans le coffre de la voiture (Editions Le bruit des autres).
Durée 1h
A partir de 8 ans






Samedi 19 mars à 16 h 30 Médiathèque de Saumur, auditorium

Valérie Linder« Rencontre avec Valérie Linder »
Les recherches de Valérie Linder sont liées aux mots, à l’espace, à la nature, au corps et à l’enfance. Elle a réalisé plus de dix livres illustrés (textes et images, images seules ou couvertures) dont Grammaire de l’amante et J’habite une seule maison chez Esperluète éditions, huit collections de cartes postales et une quinzaine d’expositions.
Durée 1h
Pour adultes


Du 1er au 19 mars, des œuvres de Valérie Linder seront exposées dans les bibliothèques d’Allonnes, Varennes-sur-Loire et à la médiathèque de Saumur.


Dimanche 20 mars à 16 h 00 Librairie Le livre à venir, 21 rue de la tonnelle

Lectures-rencontres avec les poètes Pascal Commère et Yves Leclair
Pascal Commère est né en 1951 dans un bourg de Côte d'Or où il vit et travaille, s’échinant du côté des chiffres. Tiraillé sur fond d’absence entre vocables et chevaux, s’est rêvé d’abord jockey. Comme son père, tombé à l'entraînement alors qu'il avait six ans. Retour ensuite aux écritures – et pas seulement comptables. Poésie et prose s'alternant, la vie même. Et les livres : les siens, une trentaine, dont certains avec un artiste ; les autres plein les rayonnages. Christine à ses côtés, et Zoé – vingt ans, déjà. Les amitiés qui durent, les portes qu’on referme mal. De temps à autre le vaste monde, autrement que par les images. Laponie, Islande, un peu beaucoup l’Europe de l’Est (comme on n’dit plus) ; dernièrement l’Anatolie, l’année d’avant les steppes mongoles, pour retour c’est la loi du genre à l’herbe des talus infimes. Collaboration plus ou moins régulière à quelques revues, naguère La N.R.F. (au temps de Jacques Réda), L’animal, Europe, Théodore Balmoral, beaucoup d’autres. Sans oublier Le Mâche-Laurier (1994 – 2008), et celle qui suit, dernière en date : Secousse, revue en ligne.

Yves Leclair
Yves Leclair, écrivain, essayiste et poète français, est notamment l’auteur de journaux poétiques : L’or du commun (1993), Bouts du monde (1997), Prendre l’air (2001) aux éditions du Mercure de France, Le Voyageur sans titre (2005) et Suite du voyageur sans titre (2008) aux éditions Librairie La Brèche,  ainsi que d’essais et récits : Manuel de contemplation en montagne (2005) et Bâtons de randonnées (2007)) aux éditions de la Table Ronde.  Il a reçu le prix 2009 de poésie de l'Académie littéraire de Bretagne et des Pays de la Loire, pour l'ensemble de son œuvre. Son plus récent ouvrage Orient intime vient de paraître aux éditions Gallimard (collection L’Arpenteur, 2010). A paraître en 2011 : Le Voyageur sans titre (éd. Rihab al Marisa), Journal d’Ithaque (éd. La Part commune) et Chansons pour une princesse lointaine de Jaufre Rudel, essai et adaptation (éd.Fédérop).






Résidence d'écrivain et lectures
Hubert Mingarelli est à Saumur du 17 au 22 janvier 2011, il rencontre les élèves de cinq classes de collèges et lycées qui ont lu Une rivière verte et silencieuse (folio) et préparé cette rencontre au cours de l'automne-hiver 2009-2010...

Hubert MingarelliHubert Mingarelli est né en 1956 à en Lorraine. À 17 ans il arrête l'école pour s'engager dans la marine qu'il quitte trois ans plus tard. Entre-temps il a pu voir la Méditerranée et le Pacifique. S'ensuivent des voyages à travers l'Europe. Il finit par s'installer à Grenoble où il exerce de nombreux métiers. Il commence à publier à la fin des années 80, aux éditions Gallimard puis au Seuil. Il est lauréat du Prix Médicis pour son roman Quatre soldats (2003). Il vit aujourd'hui dans un hameau de montagne dans les Alpes françaises.
"Arrivé à l'écriture par le chemin du dessin et le désir du voyage comme d'une fuite, Hubert Mingarelli rassemble dans ses fictions ce que l'on peut sauver des hommes. Pour lui-même d'abord, pour nous ensuite, qui trouvons dans le dépouillement de ses romans, le poids léger de notre supplément d'âme." Thierry Guichard (dans le dossier du Matricule des Anges n° 63 -mai 2005- consacré à Hubert Mingarelli).




 
vendredi 11 février, 20 h 00
Jean-Christophe Bailly
librairie Le livre à venir, 21 rue de la tonnelle, Saumur
entrée gratuite
Jean-Christophe Bailly par Gilberte TsaïEnseignant l'histoire du paysage à l'école nationale supérieure de la nature et du paysage de Blois, Jean-Christophe Bailly est surtout connu pour accorder de l'importance à toutes les formes d'art. Auteur de monographies sur des chefs de fil de nombreux mouvements d'art contemporain, il publie également nombre d'articles, préfaces et études sur des photographes. Fondateur et directeur des revues Fin de siècle à partir de 1974 et dix ans plus tard Aléa chez Christian Bourgois éditeur, il prend ensuite la direction de la collection Détroits. Aux Editions Hazan, il est directeur littéraire pendant cinq années, à partir de 1983. Parallèlement, le metteur en scène Georges Lavaudant suscite sa collaboration dramaturgique pour les 'Céphéides' puis 'Le Régent'. Depuis 1986, Gilberte Tsaï collabore à la plupart de ses spectacles, notamment pour 'Turbulences', 'Voyages en Chine intérieure' et 'Tableaux impossibles'. Il est l'auteur de nombreux essais tels 'Le Paradis du sens', 'La Fin de l'hymne' et 'L' Atelier infini'. Il publie des monographies sur des artistes contemporains comme Marcel Duchamp. 'Poursuites' théorise son rapport à la pratique théâtrale. Publié en 2004, 'Tuiles détachées' peut se lire comme une autobiographie de Jean-Christophe Bailly.